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Le "violeur des parkings" devant le tribunal

 
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Claudine
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PostPosted: Tue 3 Feb - 16:49    Post subject: Le "violeur des parkings" devant le tribunal Reply with quote

Plusieurs fois condamné, Patrick Trémeau comparaît à partir de mardi devant les assises de Paris pour trois nouveaux viols, qu'il aurait commis à sa sortie de prison.
Son cas avait relancé à l'époque le débat sur la récidive. Patrick Trémeau, violeur récidiviste comparaît de mardi à vendredi devant les assises de Paris pour trois nouveaux viols. Il les aurait commis à sa sortie de prison en 2005. Les faits se seraient déroulés au cours de l'été de cette année. Les trois victimes, des jeunes femmes âgées de 20 à 35 ans, ont été violées de nuit, dans un local à poubelles du XVIe arrondissement pour l'une d'entre elles et dans deux parkings des XVIe et XIXe arrondissements. Lors de sa garde à vue, il avait avoué. En septembre 2005, Patrick Trémeau, alors âgé de 42 ans, avait été mis en examen et écroué pour "viols et viol aggravé en récidive".

L'homme avait déjà été condamné à sept ans de prison en 1987 dans le Val-de-Marne et à 16 ans de réclusion en 1998 à Paris pour le viol de onze jeunes femmes et deux tentatives, commis entre 1993 et 1995. Compte tenu des remises de peine et des décrets de grâce collective, il était sorti de prison en mai 2005 après dix années d'incarcération.

Le bracelet électronique, une "mesure de sûreté"

Cette affaire de récidive était intervenue quelques jours après une autre du même acabit : celle d'un gardien de l'Essonne, Jean-Luc Cayez, violeur récidiviste qui avait été écroué pour le viol et le meurtre d'une jeune femme habitant son immeuble.

Objet d'une proposition de loi défendue par le garde des Sceaux d'alors, Pascal Clément, la question de la récidive était alors revenue au coeur du débat politique. Contribuant à gonfler l'émotion du moment, des anciennes victimes de Patrick Trémeau avaient convoqué une conférence de presse pour mettre en cause les politiques. Ils "sont responsables de la sortie de Trémeau, c'est exactement comme s'ils lui avaient donné un bon pour recommencer", avait déclaré l'une d'entre elles.

Au terme d'un long processus parlementaire qui avait donné lieu à d'âpres discussions entre les deux assemblées, le Parlement avait finalement adopté définitivement, le 24 novembre, la proposition de loi UMP sur la récidive. La disposition phare du texte était l'instauration du placement sous bracelet électronique mobile, présentée comme "une mesure de sûreté".

Les réductions de peines

Depuis son adoption, cette mesure s'applique aux personnes majeures ayant été condamnées à au moins 7 ans de prison et nécessite le consentement de la personne concernée. La durée de placement ne peut pas excéder quatre ans pour un délit et six ans pour un crime. S'agissant des personnes condamnées avant la promulgation de la loi, le port du bracelet entre dans le cadre d'une "surveillance judiciaire" pour les criminels les plus dangereux et les délinquants sexuels condamnés à une peine égale ou supérieure à dix ans et après expertise médicale de leur dangerosité.

Le texte prévoyait également l'incarcération obligatoire à l'audience des délinquants sexuels ou violents récidivistes, la réduction des sursis avec mise à l'épreuve, voire leur suppression dans certains cas, et la limitation des réductions de peines. Cette loi a depuis été complétée par celle sur la rétention de sûreté, qui prévoit que les personnes condamnées à 15 ans de prison ou plus, notamment pour des crime de sang ou des viols aggravés, peuvent être retenues dans des centres fermés à la fin de leur peine, si elles sont toujours considérées dangereuses.
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Claudine
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PostPosted: Wed 4 Feb - 10:41    Post subject: Le "violeur des parkings" devant le tribunal Reply with quote

Les victimes du violeur récidiviste accusent

Condamné à deux reprises pour des affaires similaires, Patrick Trémeau avait commis trois nouveaux viols après sa libération anticipée, en 2005.

Avec appréhension et amertume, elles se sont installées, en spectatrices, sur un banc de la salle d'audience. Quatre anciennes victimes de Patrick Trémeau sont venues mardi assister au procès du violeur récidiviste devant la cour d'assises de Paris. L'an­cien apprenti, condamné à deux reprises par le passé, répond jusqu'à vendredi de trois nouveaux viols commis peu après sa sortie de prison anticipée, en juin 2005.

«Nous sommes un rappel des erreurs du passé, observe Marie-Ange Le Boulaire, 40 ans, violée par Patrick Trémeau en 1994. Nous voulons éviter, par notre présence, que l'histoire ne se répète.» En 2005 déjà, les «anciennes» victimes avaient rompu le silence pour confier leur souffrance et dénoncer les lacunes dans la prise en charge des délinquants sexuels en France. La démarche, inhabituelle, avait marqué. Quelques semaines plus tard, la loi sur la récidive créait le placement sous bracelet électronique, à l'issue de vifs débats au Parlement.

«En 1998, Trémeau se taisait et nous jetait des clins d'œil du box des accusés, se souvient Marie-Ange Le Boulaire. On sent bien que, cette fois, il veut s'exprimer, même si cela ressemble plus à une défense organisée qu'à un élan sincère.» Quelques minutes plus tôt, l'accusé a reconnu les viols à la barre et confié, en pleurant, son désir de mieux se connaître. «Comment cela a pu se reproduire ? Je ne sais pas… Je pensais être soigné», a-t-il expliqué, après avoir évoqué les épisodes les plus douloureux de son enfance. «Aujourd'hui, j'ai 46 ans et je ne me suis toujours pas reconstruit.» Son avocat, Me Henri Leclerc, refuse, lui, que son client soit pris pour symbole de la récidive.


Elles demandent le huis-clos

En tout, Trémeau a passé quatorze ans en prison. Condamné une première fois en 1987, il sera reconnu coupable, neuf ans plus tard, de onze nouveaux viols commis dans des parkings parisiens sous la menace d'une arme.

«Ses victimes sont toujours de jolies jeunes femmes, indépendantes et passionnées par leur métier, observe Me Frédéric Hutman, avocat des parties civiles. Âgées de 24 à 32 ans à l'époque, les parties civiles doivent témoigner mercredi matin. Elles ont demandé un huis clos. «Très angoissées, elles ne peuvent plus vivre normalement, indique Me Hutman. Aujourd'hui, elles n'ont pas pu soutenir le regard de l'accusé. Heureusement, la cour est faite de telle manière qu'elles ne sont pas obligées de l'affronter.»

Alors, les «anciennes» victimes ont pris quelques jours de congé pour leur apporter du soutien. «Plus on est nombreuses, plus on se sent fortes et comprises», assure Marie-Ange Le Boulaire. Elles ne veulent pas s'immiscer dans le verdict qui sera rendu vendredi mais veulent s'assurer, disent-elles, «qu'une obligation de soins et une surveillance électronique seront, cette fois, imposées à l'issue de la peine de ce multirécidiviste ».

(source LE FIGARO)
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Claudine
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PostPosted: Sat 7 Feb - 13:36    Post subject: Le "violeur des parkings" devant le tribunal Reply with quote

Le violeur Patrick Trémeau condamné à 20 ans de prison

Jugé pour avoir commis trois viols à l'été 2005, peu après sa sortie de prison, le récidiviste devra aussi se plier à un suivi socio-judiciaire avec obligation de soins pendant 8 ans.

La cour d'assises de Paris a suivi vendredi soir les réquisitions de l'avocat général Philippe Bilger et a condamné le violeur récidiviste Patrick Trémeau à vingt ans de réclusion criminelle. Patrick Trémeau comparaissait pour avoir commis trois viols peu après sa sortie de prison au printemps 2005, des faits qui avaient à l'époque relancé le débat sur la récidive.

Cette peine a été assortie d'une période de sûreté de dix ans et d'un suivi socio-judiciaire (débutant à sa sortie de détention) avec une obligation de soins de 8 ans (les soins démarrent quant à eux pendant la détention). Si le condamné ne respecte pas les obligations imposées durant son suivi socio-judiciaire, il devra purger une peine supplémentaire pouvant aller jusqu'à 5 ans de prison.

Patrick Trémeau avait déjà été condamné à sept ans de prison en 1987 dans le Val-de-Marne et à 16 ans de réclusion en 1998 à Paris pour le viol de onze jeunes femmes et deux tentatives, commis entre 1993 et 1995. Compte tenu des remises de peine et des décrets de grâce collective, il était sorti de prison en mai 2005 après dix années d'incarcération. Le 24 septembre 2005, Trémeau, alors âgé de 42 ans, avait été mis en examen et écroué par un juge d'instruction parisien pour «viols et viol aggravé en récidive». Soupçonné d'avoir, durant l'été, violé trois jeunes femmes de 20 à 35 ans à Paris, dont l'une sous la menace d'un couteau, il avait avoué en garde à vue. Aveux qu'il a renouvelés mardi à l'audience.


«Non-assistance à société en danger»

«Quand on relâche dans la nature, à l'air libre, un homme comme Patrick Trémeau (...) d'une certaine manière, il y a non-assistance à société en danger», avait estimé l'avocat général. Après avoir pointé cette responsabilité judiciaire, l'avocat général a également reconnu que l'accusé, «pas né sous une bonne étoile», avait été victime de sa difficile histoire intime et familiale. Certes, il a commis des crimes «indiscutables, graves et reconnus», mais il semble avoir évolué depuis son retour en prison, et ne plus rien avoir «du prédateur froid». L'avocat général a donc demandé à la cour de prononcer une peine «juste, sévère et équitable», qui prenne en compte le fait que l'accusé serait «un jour capable de sortir, sans doute diminué de tout ce qui le rendait dangereux».

«Je crois qu'aujourd'hui, c'est ma dernière chance et je saurai la saisir. Je crois pouvoir être meilleur demain», a plaidé Patrick Trémeau avant que la cour ne parte délibérer durant quatre heures.
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